BIO OU RAISONNÉE ?

Focus #2 Agriculture Bio ou raisonnée ?

Qui dit « Développement Durable » dans la filière Agricole et Alimentaire, dit Agriculture Biologique (AB). Mais entre le tout bio et le local responsable, d’autres modes de production et de distribution dits conventionnels affirment aussi leurs valeurs  

contre la pollution, pour plus de goût, de saisonnalité, de lien direct avec les producteurs et un réel soutien à l'économie locale. Les agriculteurs s’organisent et les collectivités locales jouent le jeu. De la vente à la ferme, aux marchés locaux en passant par les AMAP, consommer nos produits du terroir labellisés ou non, a la cote.

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> Recyclage et Upcycling

.... focus sur : Slow Fashion versus Fast Fashion

> Économie Locale, et économie circulaire

...focus sur : Agriculture biologique et/ou raisonnée 

 

...Prochainement :

> Les labels, les normes, les notations, que choisir ?

> Marketing et communication responsable

> l'Art et l'écologie

 

Nous avons analysé les alternatives économiques au modèle linéaire du « produire - consommer - jeter » et constaté un retour en force du local largement plébiscité par les français (Lire notre article sur l'Économie circulaire). Les mentalités changent, la Responsabilité Sociétale des Entreprises se renforce pour répondre aux 17 Objectifs de Développement Durables  fixés par l’ONU et les exigences des consommateurs avec…. Traçabilité, respect des conditions de travail, du bien-être animal et éviction des produits chimiques et autres OGM.

Outil à suivre pour tous…entreprises et public

Le 3 juin 2021 l’application Carteco voit le jour et permet d’identifier les acteurs de l’Économie Sociale et Solidaire près de chez nous ouvert au public et aux entreprises.

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Quelques chiffres clés

/ Pour le BIO

  • 47 196 exploitations engagées en bio (+ 13 %, 2018), soit 10 % des exploitations françaises

  • 2,3 millions d’hectares (surfaces bio doublées en 5 ans), soit 8,5 % de la superficie agricole utilisée (SAU)

  • 70 322 opérateurs engagés dans le bio (+ 14 %, 2018) :

    • 41 199 producteurs

    • 19 311 transformateurs (+ 16%, 2018)

    • 8 813 distributeurs (+ 24%, 2018)

  • 6 % du marché alimentaire français, soit 11,9 milliards d’euros.

 

/ Pour le local

  • Le nombre de Français privilégiant l’achat de produits locaux a augmenté de 36 % entre 2014 et 2019.

  • En 2019, 82 % des Français privilégient l’achat de produits d’origine française 

  • 77 % l’approvisionnement auprès de producteurs locaux (Source IPSOS).

  • 20% des exploitants agricoles vendent tout ou une partie de leur production en circuit court.

  • La vente directe ne représente que 5 à 10% de la consommation alimentaire des français.

  • 70% des Français préfèrent manger local et soutiennent l’agriculture biologique et paysanne.

 

En pratique : l’agriculture biologique unique alternative ?

Si l’agriculture biologique est définie comme « un mode de production ayant recours à des méthodes de culture et d’élevage traditionnelles, soucieuses du respect des équilibres naturels (biodiversité) et du bien-être animal excluant l’usage des produits chimiques et limitant l’emploi d’intrants (engrais et pesticides), les français optent aussi pour une alimentation dite « raisonnée ». Contrairement à la première, elle n’a pas de label mais une qualification et répond aussi à un cahier des charges mais moins strict et sans toutes les contraintes règlementaires, de l’AB.

Différence majeure, les engrais et pesticides y sont autorisés à certaines périodes de l’année. L’agriculteur est « raisonné » par son attitude en adaptant ses choix au fonctionnement de l’écosystème local. Un leurre, diront certains puisque moins respectueux de l’environnement ? sauf s’il on entrevoit ici une étape pour aller progressivement vers l'agriculture biologique ? 

Labélisés ou non, le panier des français se remplit aussi de produits « fermiers » aux normes spécifiques selon l’activité (pour les volailles par exemple), fabriqués selon des méthodes traditionnelles et avec l’utilisation des produits issus des exploitations voisines. 

Enfin, considérons simplement les produits locaux ou "made in région", produits et vendus localement, l’origine française des produits répond à une nouvelle exigence forte des français

 

Si toutes ces méthodes de productions favorisent une consommation responsable, les méthodes alternatives à l’Agriculture Biologique privilégient la proximité, les circuits courts, voire les ventes directes et œuvrent à leur manière à la préservation de l’environnement (qui dit moins d’intermédiaires, dit moins de transport, d’emballages et naturellement de déchets). Cela permet donc une forte réduction de l’empreinte carbone dans le secteur.

Les agriculteurs organisés en région, retrouvent des salaires dignes en fixant de nouveau leurs prix librement. Encore une réponse aux enjeux sociétaux définis clairement parmi les 17 Objectifs de Développement Durables et l’Économie circulaire ou ESS.

 

Aller plus haut…aller plus loin…

Plus engagée encore et à échelle des particuliers donc plus accessible, la Permaculture est en plein essor depuis 10 ans mais qui existe depuis bien plus longtemps. Elle a la particularité d’inclure des aspects sociaux comme la bienveillance et l’équité et se positionne en réelle philosophie de vie.

La tendance locavore avec elle mais du côté du consommateur est un mouvement qui prône la consommation de nourriture produite dans un rayon restreint autour de son domicile dans le respect de l’environnement.

 

Bio et autres alternatives, tout doit s'accorder avec le bon sens 

61% des français disent consommer Bio pour préserver leur santé lorsque l’on sait que 40% des produits bio en France sont importés, reposons-nous la question des transports et de leur impact environnemental. 

Enfin la perte de rendement de 30 à 40% pour l’agriculture biologique contraint l’agriculteur à s’étendre pour survivre et favorise t il ainsi l’effet de serre ?

Quant aux productions conventionnelles, il est impossible de tout produire ou vendre localement. La capacité doit suivre pour répondre à la demande (limite de saisonnalité vs habitudes de consommation). Quant aux aires urbaines, elles restent souvent éloignées des producteurs. 

Enfin les circuits courts définis par le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, comme « toute vente reposant sur un intermédiaire maximum entre le producteur et le consommateur final » (commerçant, restaurateur ou artisan transformateur), est nuancé par l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) qui tolère deux intermédiaires et ajoute la notion de « miles food » (160 km entre le point de départ et le consommateur). 

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Les Achats Responsables un levier de progrès de la Responsabilité Sociétale des Entreprises ?

 

Alternatives à la grande distribution prouvée pour la filière Agricole et Alimentaire, qu’en est-il dans les secteurs secondaires et tertiaires ? Les achats responsables, Objectif de Développement Durable clairement définis comme véritables leviers dans la Responsabilité Sociétale des Entreprises sont des premières étapes que toutes les entreprises peuvent activer pour mettre un pied dans leur transition engagée.

 

...Textes clés, normes et labels, appellations…

Loi Agriculture et alimentation du 1er novembre 2018, pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et une alimentation saine et durable, issu des États généraux de l’alimentation. Quelle réglementation ?

 

Bandes enherbées : solution écologique permettant de réduire l’impact de l’agriculture sur l’environnement. C’est un outil rendu obligatoire par la Directive Nitrates le long des cours d’eau afin d’éviter les phénomènes d’eutrophisation qui polluent les écosystèmes aquatiques.

 

La couverture des sols, une mesure réglementaire dans certaines zones

Dans le cadre de la Directive Nitrates, l’ensemble des parcelles situées en zone vulnérable doit être couvert en hiver. Nous allons voir quels sont les aspects réglementaires de cette mesure.

 

Épandage agricole : quelles règles à respecter pour les exploitants ?

Les épandages de fertilisants agricoles sont très largement utilisés en agriculture afin d’optimiser le rendement des cultures. Néanmoins, les excès de matières fertilisantes utilisées contribuent à la pollution des terres et des cours d’eau présents autour des parcelles. 

 

Réglementation et normes européennes

La réglementation européenne et les normes mises en place permettent de préserver l’environnement et la biodiversité contre les activités humaines. Celles-ci couvrent l’ensemble des besoins environnementaux et permet de limiter la dégradation des espaces naturels et de la biodiversité sur le territoire européen.

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